ATEX en station-service : comprendre les zones à risque
Dans une station-service, la présence de carburants implique la possible formation d’atmosphères explosives lorsque des vapeurs inflammables se mélangent à l’air.
Le risque n’est pas permanent partout sur le site. Il se concentre autour de certaines opérations et de certains équipements : dépotage, évents, réservoirs, distributeurs, raccordements, zones techniques ou interventions de maintenance.
Pourquoi parle-t-on de “zones ATEX” ?
Le zonage ATEX permet d’identifier les emplacements où une atmosphère explosive peut être présente et d’adapter les mesures de prévention.
Pour les gaz et vapeurs inflammables, on distingue généralement :
- Zone 0 : atmosphère explosive présente en permanence, pendant de longues périodes ou fréquemment ;
- Zone 1 : atmosphère explosive susceptible de se former occasionnellement en fonctionnement normal ;
- Zone 2 : atmosphère explosive peu probable en fonctionnement normal et, si elle apparaît, seulement pendant une courte durée.
Le classement précis dépend toutefois de l’installation et doit résulter d’une évaluation des risques propre au site.
En station-service, où se situe le risque ?
Les opérations de remplissage des cuves et de dépotage du camion-citerne constituent des moments particulièrement sensibles.
Les vapeurs générées ou déplacées lors du transfert de carburant doivent être prises en compte, tout comme la présence éventuelle de sources d’inflammation : installations électriques non adaptées, travaux par point chaud, électricité statique, cigarettes ou autres équipements susceptibles de produire une étincelle.
Les distributeurs et certaines parties des installations de stockage ou de récupération des vapeurs peuvent également nécessiter une attention particulière.
Dans les stations relevant de la réglementation des ICPE, ces questions s’intègrent dans une démarche plus globale de maîtrise des risques liés aux installations et aux produits inflammables.
Le zonage ne suffit pas
Identifier une zone ATEX n’a de sens que si cette information se traduit par des mesures concrètes :
signalisation, choix d’équipements adaptés, maîtrise des sources d’inflammation, procédures d’intervention, maintenance et information des personnels.
La réglementation impose également à l’employeur d’évaluer le risque d’explosion et de formaliser les mesures prises dans le Document relatif à la protection contre les explosions (DRPCE).
Des personnels qui doivent comprendre leur environnement
Tous les salariés n’ont pas vocation à devenir spécialistes de l’ATEX.
En revanche, les personnels travaillant ou intervenant à proximité des zones concernées doivent comprendre :
- ce que signifie la signalisation ATEX ;
- pourquoi certains équipements ou comportements sont interdits ;
- quelles précautions prendre avant une intervention ;
- comment réagir face à une situation anormale.
Les techniciens de maintenance, prestataires extérieurs, exploitants ou personnels amenés à intervenir ponctuellement sur les installations doivent également être intégrés à cette démarche selon leurs missions.
FL COMPÉTENCES développe une approche de prévention adaptée aux environnements carburants, stations-service, dépôts et zones d’avitaillement, en tenant compte des situations réellement rencontrées sur le terrain.